deutsch
franÇais
español
Synopsis
Crédits & données techniques
Multimédia
Supplément
Citations
Home
Films
Actuellement au cinéma
Shop
Centre de presse
Livre des visiteurs
Lettre d’information
Liens
Qui sommes-nous?
Contact
Ludwig 1881
Donatello Dubini, Fosco Dubini - Allemagne/Suisse 1993

Pendant l’été 1881, le roi Louis II de Bavière et un comédien de la cour de Munich, Josef Kainz, se rendent incognito au Lac des Quatre-Cantons. Par ordre du roi, ils voyagent sous de fausses identités – celles du Marquis de Saverny et de Monsieur Didier, deux noms de personnages empruntés à un drame de Victor Hugo. Louis II a l’intention de faire jouer par l’acteur des passages du Guillaume Tell de Schiller sur les lieux même de l’action.

Les deux protagonistes s’installent dans une villa privée au bord du lac. Par bateau, ils gagnent alors les différents «théâtres» des événements liés au drame de Schiller, du château de Attinghausen à la plaine du Rütli. Kainz est censé interpréter le rôle de Melchtal. Louis II contraint l’acteur à s’investir physiquement pour mieux incarner son rôle; lui imposant par exemple de gravir le Surenenpass jusqu’à Engelberg! Mais l’effort est trop grand pour l’acteur, qui préfère rebrousser chemin à la grande déception de son «metteur en scène».

Dans le même but, Kainz doit gravir le Rigi au petit matin pour «apprécier» le lever du soleil... une manière de se préparer à jouer la grande scène du Rütli! Hélas, l’acteur ne se réveille pas assez tôt... La description de cet étrange voyage est interrompue par un certain nombre de flashes-back qui présentent Louis II arpentant ses nombreux châteaux et palais où il imagine, entre autres, d’extraordinaires systèmes pour créer des vagues ou des arc-en-ciel.

Incarné par l’acteur du Louis de Visconti, Helmut Berger, le Louis II de Fosco et Donatello Dubini est présenté à la fois comme un personnage de fiction, sous l’identité du Marquis de Saverny et comme le «metteur en scène» de cette fiction.

Entièrement basé sur des textes et des documents authentiques – à l’instar de la photo qui clôt le film – Ludwig 1881 révèle un roi qui, loin de constituer une créature de contes de fées, se voulait avant tout un homme moderne, curieux de toutes les nouvelles techniques, qu’il tentait de mettre au service de son propre imaginaire.